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			<image:caption>Dans l’Aude, un collectif d’éleveurs s’est réuni dans l’objectif est de créer un abattoir mobile qui pourrait aller dans chacune des exploitations. Dans ce but, ils participent à une étude sur le bien-être animal.  Ils souhaitent prouver ce qu’ils pressentent depuis longtemps : l’animal souffrira moins si l’abattage se fait sur son lieu de vie. Je suis allée voir Flore, une éleveuse de brebis qui organisait une simulation d’abattage à la ferme.</image:caption>
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			<image:caption>Depuis 2018, la loi EGAlim autorise l’expérimentation de l’abattoir mobile. C’est dans ce cadre qu’une étude sur le bien-être animal, basée sur une simulation d’abattage à la ferme est ainsi menée, dans quatre fermes du département. Cascendra travaille pour la maison paysanne mais elle est aussi étudiante en licence « bien-être animal » en Normandie. C’est la seule formation universitaire en France qui porte cette valeur en étendard.</image:caption>
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			<image:caption>L’objectif de ces initiatives est de repenser notre production animale. Pour les paysans, il s’agit de maîtriser tout le processus d’élevage, de la naissance à la mort. Ne pas savoir dans quelles conditions leur animal a été tué est une des motivations des éleveurs pour créer un abattoir mobile. Ils souhaitent aussi éviter aux bêtes un long trajet ou encore une nuit dans un abattoir qui pourrait leur provoquer du stress.</image:caption>
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			<image:caption>Flore s’est installée il y a cinq ans avec ses brebis. Choisir les bêtes qui seront abattues est un choix difficile. Cette fois, ce seront deux vieilles brebis, qui ne peuvent plus mettre bas et des agneaux qui sont de races mélangées. Il faut bien réguler le troupeau. Elle garde le sourire, malgré le choix difficile.</image:caption>
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			<image:caption>La veille, la ceinture avait été placée sur les brebis et les agneaux désignés par Flore, l’éleveuse. Il fallait qu’ils s’habituent à la présence de l’objet. Le jour de la simulation d’abattage, un électrocardiogramme est placé sur chaque bête. Pour les sentir plus calmes, Flore préfère installer les animaux sur leurs pattes arrières.</image:caption>
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			<image:caption>Chaque animal est ensuite déplacé dans un parc de contention, mis en place pour l’occasion. Il s’agit de mettre l’animal dans les conditions exactes d’un abattage à la ferme. Les bêtes sont placées à quelques mètres seulement du troupeau.</image:caption>
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			<image:caption>Cascendra observe les brebis une fois toutes enfermées dans le parc. Elle mène une étude comportementale qui complétera les données de l’électrocardiogramme. Son étude se fait en trois étapes : la veille de la simulation, le jour de la simulation et celui de la mise à mort dans l’abattoir.</image:caption>
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			<image:caption>Ce que Cascendra observe, ce sont les oreilles et le nez. En fonction de la position des oreilles et de la forme du nez, elle évalue le niveau de stress dont souffre la bête. Un nez en « V » indique souvent un niveau de stress élevé.</image:caption>
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			<image:caption>Depuis qu’ils ont été isolés, la fréquence cardiaque des animaux a augmenté. Si le rythme cardiaque des agneaux est relativement rapide, celui des brebis est plus lent. En effet, c’est la première fois que les agneaux ont été séparés de leur mère.</image:caption>
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			<image:caption>Les deux femmes ont installé un panneau bleu pour que les brebis n’assistent pas à la mise à mort de leurs congénères. Certains scientifiques pensent que cela pourrait les atteindre. Il n’y a pas encore de consensus, mais elles préfèrent prendre le plus de mesures possibles pour s’assurer du bien-être des animaux jusqu’à la fin.</image:caption>
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			<image:caption>L’animal est ensuite maintenu et le matador, destiné à réaliser l’abattage, est positionné sur sa tête. C’est une technique d’étourdissement réputée rapide et peu douloureuse. « Peu de personnes assument ce geste » : les premières années, Flore osait à peine regarder. Mais elle s’est peu à peu habituée et juge aujourd’hui important de pouvoir faire cet acte, elle-même, à la maison.</image:caption>
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			<image:caption>Les animaux ont pu retourner auprès du troupeau. Les électrocardiogrammes ont été retirés jusqu’au lundi suivant. Ils seront remis en place à l’abattoir. Bien que la direction de l’abattoir ait autorisé que l’étude ait lieu dans leur enceinte ils ont refusé que des photos soient prises dans le bâtiment. C’était la première fois que Flore accompagnait ses bêtes sur tout le processus.</image:caption>
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			<image:caption>Flore trait les brebis qui ont été séparées de leurs agneaux. C’est une période compliquée car elle doit porter une grande attention à l’état de leurs pies pour qu’elles ne développent pas de mammite, une infection bactérienne. Le lendemain, une employé doit la remplacer. Elle marque chacune des brebis qui doit être traite. Elle s’inquiète car la moindre erreur de vigilance peut être fatale.</image:caption>
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			<image:caption>Sur son exploitation, Flore s’occupe de tout et exerce tous les rôles. Quand vient la période des mises bas, elle est sage-femme. Elle a récemment adopté un jeune chiot qu’elle éduque pour l’aider à gérer le troupeau. Elle fait attention à chacune de ses bêtes, les écoute et les soigne quand elles sont malades.</image:caption>
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			<image:caption>Chaque année, comme le veut la tradition, ses brebis vont en montagne lors des mois chauds. La vie à la ferme continue, et même si le travail est intense, Flore aime ce qu’elle fait. Elle considère son rôle comme celui d’une accompagnatrice et ce qu’elle veut aujourd’hui, c’est accompagner ses brebis de la naissance jusqu’à la mort. En 2022, soit 4 ans après le début de la phase d’expérimentation, aucune loi n’a encore vu le jour. Les éleveurs, continuent à expérimenter dans l’espoir qu’un jour l’abattage à la ferme soit pleinement autorisé.</image:caption>
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			<image:caption>Dans les jours qui suivent, la nouvelle tombe. Ils ont perdu. Le juge a défini le piquet de grève comme illégal. Les assignés devront chacun payer 2000 euros par heure si le piquet est maintenu : « c’est dissuasif ».</image:caption>
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			<image:caption>Après l’AG et avant le démantèlement, chacun s’exprime. Il faut garder l’espoir, malgré l’échec. C’est Nicholas qui fera la compte-rendu de la dernière AG : « je suis un enfant des années 80, un enfant de la crise, je n’ai jamais rien eu de la part des patrons, je n’ai jamais rien eu de la part du gouvernement. La seule chose que j’ai eu, je l’ai trouvé dans le mouvement social ».</image:caption>
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			<image:caption>La nouvelle est tombée. Après deux semaines de piquets de grève, ils sont assignés en justice. La Poste porte plainte contre 6 d’entre eux. Certains sont des leaders syndicaux, d’autres non, en tout cas ils montrent l’exemple. Sam, Ruth, Alex, Laurent, Arnaud et Jean-Marie devront paraître devant le tribunal de justice. La veille, ils entament une AG sur la marche à tenir.</image:caption>
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			<image:caption>Au cours des 21 jours de blocage, les manifestations vont et viennent. Certains restent au 840, pendant que les autres rejoignent le rassemblement. Ces rendez-vous regroupent davantage de postiers qu’au 840 et redonne de l’espoir aux grévistes. Mais les manifestations sont à chaque fois espacées d’une semaine. « Trop espacées », selon eux. La question est toujours la même : pourront-ils tenir, au nombre où ils sont, jusqu’à la prochaine manifestation ?   Ruth et Alex, en premier plan, seront aussi assignés en justice par la Poste.</image:caption>
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			<image:caption>Les huissiers sont là chaque jour, la police quelques fois. Chaque fois, l’appréhension est grande, leur situation reste précaire. Une source leur a révélé que la police aller venir avec EDF pour couper leur alimentation en électricité. Ruth s’est assise sur le générateur, dans l’attente de leur contrôle.</image:caption>
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			<image:caption>Une nuit, ils se sont faits caillassés. Par des voitures qui faisaient leur repérages, qui reviennent et attaquent. Ils avaient faits face aux vents violents, mais là ça devient trop dangereux. Ils démontent certaines installations : ils n’y passeront plus les nuits.</image:caption>
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			<image:caption>Tous les soirs, ils restent jusqu’à 23h. La relève arrive à 3h du matin mais ils sont peu à se relayer sur les créneaux. Après deux semaines d’occupation de la rue, ils ne savent pas ce qui est le plus fatigant : dormir avec les klaxons et le vent ou se lever en pleine nuit.</image:caption>
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			<image:caption>Chaque prévenu risque 5000 euros d’amande par heure pour avoir maintenu un piquet de grève. Avant de rentrer au tribunal Sam rappelle : « on tient toujours le piquet». D’autres mouvements similaires ont eu lieu en France, à la même période et tous ont été suivis de poursuites judiciaires.</image:caption>
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			<image:caption>LA CGT de l’Aude et celle du Gard sont venus soutenir les assignés au tribunal. Les postiers des Pyrénées Orientales sont les seuls de France à tenir un piquet de grève en cette période de manifestation.</image:caption>
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			<image:caption>Le premier jour, ils arrivent au fur et à mesure, avec chacun quelques affaires, des tables et des chaises, des palettes et le barbecue pour s’éclairer et se réchauffer. En plein mouvement contre la réforme des retraites, plusieurs blocages ont lieu en France. Quelques jours plus tôt, à Port-la-Nouvelle, une action commençait. A Saint-Charles, zone artisanale de la périphérie de Perpignan où tous les fruits et légumes d’Espagne sont acheminés, plusieurs piquets se sont aussi installés.</image:caption>
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			<image:caption>Ils ont l’air d’amis qui se retrouvent autour d’un feu, ils blaguent et se chamaillent « C’est l’humour des postiers » me prévient-on. Mais, en cette première matinée de blocage, une certaine tension se ressent. Personne ne sait, pour l’instant, comment se dessinera cette action. Laurent est syndiqué à la CGT, il est l’une des 6 personnes qui sera assignée en justice par la Poste au cours des semaines de blocage.</image:caption>
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			<image:caption>Alors que certains employés de la Poste sont encore occupés à leurs tâches habituelles, ils ont hissé les drapeaux aux couleurs de la CNT, de Sud et de la CGT. Le piquet de grève deviendra, au cours des semaines écoulées, le lieu de rencontre de toutes les luttes. Une assemblée départementale interprofessionnelle y sera même organisée.</image:caption>
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			<image:caption>La lutte se dessine et ses membres s’organisent. Le groupe de postiers décide d’occuper la PPDC nuit et jour. En réaction au piquet de grève, la Poste utilise un autre centre de distribution, à l’extérieur de Perpignan. Le blocage durera 21 jours. Néanmoins, si les soutiens sont divers, peu de postiers rejoignent le mouvement. Sam est postier, syndiqué à SUD. Depuis le début de la réforme des retraites, il enchaîne les visites de bureau, sans grand succès : « c’est un peu David contre Goliath, on est trop peu ».</image:caption>
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			<image:caption>Il sera décidé, dès le lendemain, en Assemblée Générale de recentrer le piquet devant les grilles de la PPDC.La PPDC est rebaptisée le 840, d’après le numéro de la rue. Les Assemblées générales seront menées chaque jour. Puis, suite aux AG, des négociations avec la Poste seront organisées et chaque jour, pendant 21 jours, le piquet sera reconduit.</image:caption>
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			<image:caption>Le lieu se remplit au fur et à mesure de la journée. Des personnes de tous âges et de tous horizons se joignent en soutien aux postiers. Des amis et des visiteurs vont et viennent jour après jour. La PPDC devient un lieu de rencontre, des amitiés se nouent, les soutiens sont divers et généreux. Diverses professions expriment également leur soutien : les salariés d’EDF, les cheminots, les professeurs, les pénitenciers, etc. Une professeur se plaint : « plus personne ne fait grève ».</image:caption>
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			<image:caption>C’est un quotidien qui voit le jour dans cette rue de Perpignan, au 840. Un camion de pizza s’installe, des concerts et des matchs de foot sont organisés.</image:caption>
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			<image:caption>Les journées et les nuits sont rythmées par les klaxons, parfois ils réconfortent, d’autres fois ils alimentent les tensions. De nouveaux meubles arrivent : des canapés, des matelas, des lits créent un lieu de vie alternatif pour que nuit et jour, malgré les vents violents qui soufflent si souvent dans cette région de France, le piquet reste en place. Un raccordement à l’électricité est même effectué.</image:caption>
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			<image:caption>Lulu : « je suis la plus vieille, alors on me dit d’aller me reposer chez moi ». Elle se refuse à avoir un traitement de faveur, elle passe la nuit sur le piquet, marche et manifeste. Lulu non plus n’est pas postière mais elle est une membre active de la CGT. Le lendemain, elle participera à l’opération escargot et marchera plusieurs kilomètres pour rejoindre la manifestation.</image:caption>
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			<image:caption>Mathis n’est ni postier ni syndiqué mais il est là. Il est arrivé le premier jour de Port-la-Nouvelle où des blocages avaient lieu, il n’a pas dormi. Chaque jour, il met une pièce dans la caisse de grève. Lulu le dispute « c’est pas à toi de cotiser ».</image:caption>
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			<image:caption>La première nuit, la route est bloquée de chaque côté. Des barrières de palettes, de pneus et des étagères sont élevées. Mais, ils ne sont pas assez nombreux : le blocage est détruit à trois reprises.</image:caption>
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			<image:caption>Après le démantèlement du piquet de grève et la décision du juge, la Poste poursuit son action en justice. En septembre 2023, Alex, délégué syndical à la CGT est mis à pied. Il est condamné à 18 mois ferme et 6 mois avec sursis. Ruth a également été convoqué. Les 4 autres restent dans l’attente.</image:caption>
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			<image:caption>Sur le port de Saint Cyprien, à quelques kilomètres de Perpignan, ils sont les seuls à ouvrir chaque jour de l’année leur étal. « Il n’y a pas assez de travail pour tout le monde ».</image:caption>
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			<image:caption>Ce jour-là, ils ont fait une grosse prise, un poisson de 12 kilos. Avant, la région se spécialisait dans la pêche à l’anchois et aux sardines. «&#38;nbsp;C’était la belle période&#38;nbsp;» raconte Rosa.</image:caption>
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			<image:caption>La liche est un poisson d’une grande qualité, « meilleur que le thon ». Il est rare qu’ils en attrapent un dans leur filet. La pêche se fait au grès des saisons et de la chance du marin.</image:caption>
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			<image:caption>Ils sont tous deux dans la pêche depuis le plus jeune âge. L’un va devenir poissonnier et l’autre est un pêcheur retraité. Ils n’ont pas droit de pêcher dans le port. Pourtant, les travailleurs les tolèrent. Ils sont là presque chaque matin, pêchent à la cane et file la main.</image:caption>
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			<image:caption>Pourtant, malgré leur succès auprès d’une clientèle locale, les conditions sont de plus en plus difficiles. La rentabilité de leur travail est incertaine, les poussant à prendre des risques. Richard a chaviré, la veille, alors que la mer était agitée. Il est rentré au port à la nage.</image:caption>
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			<image:caption>Les restes sont jetés à la mer ou laissés aux mouettes. Celui-là a été récupéré avant que la nature le reprenne par un de ces hommes qui a l’habitude de se rendre au port.</image:caption>
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			<image:caption>Chaque jour et chaque nuit, Rosa, le patron et ses deux employés partent à la pêche. C’est seulement quand la mer est trop mauvaise qu’ils s’octroient une pause.</image:caption>
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			<image:caption>C’est dans les années 90 que tout a changé : les planctons ont attrapé une maladie, décimant les espèces d’anchois et de sardines. Rosa venait d’investir dans du matériel de pêche spécialisé. Il a fallu se réinventer pour subsister.</image:caption>
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			<image:caption>Ils vendent la majeure partie de leur pêche en local quand d’autres choisissent d’exporter dans des marchés de gros, en Espagne. Chacun a dû trouver des solutions pour continuer à travailler.</image:caption>
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			<image:caption>Ils profitent ainsi d’une clientèle plus aisée, qui fait l’effort de se déplacer pour acheter un poisson frais et de qualité.</image:caption>
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			<image:caption>Les pêcheurs sont accompagnés par ces hommes. Ils viennent échanger, aider si besoin est. Il partage ainsi leur temps et leurs idées. Ils ne sont pas forcément du milieu de la mer mais peu importe. Souvent, un bout de poisson leur est offert.</image:caption>
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			<image:caption>Cathy travaillait dans une coopérative de poisson avant. Quand elle a perdu son travail, elle a trouvé celui de vendeuse. C’est elle qui, chaque jour, installe l’étal et prépare les poissons pour les clients.</image:caption>
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